Les armes, armures.

Armure Samouraï Ningyo, Yoroï Musha, 1929

Armure en Bois, alliage plaque Or, dans son box d’origine et signée sur tablette par l’artisan. (90x40x33)

C’est durant la période Heian, entre 794 et 1185, que l’armure japonaise apparait dans sa forme la plus connue, ō-yoroi. Des pièces de cuir imperméabilisées avec de la laque sont employées conjointement avec du métal, de la soie et différents alliages comme le shakudō (or et cuivre) ou le shibuichi (argent et cuivre). Les armures sont de type lamellaire, constituées de petites plaques de métal ou de cuir lacées les unes aux autres. Elles pèsent entre 20 et 30 kg.

Durant la période Edo, les armures, moins utilisées en ces temps de paix, se développent en vêtements d’apparat, rivalisant de richesse et de sophistication, jusqu’à la fin des samouraïs en 1877. (visible à droite au Kamiza)

Kendo, Armure adulte bambou brodée 1982

Le kendo-gu (aussi appelé bogu) est l’armure protégeant principalement les parties du corps visées. Il se compose des éléments suivants :

Men : masque pourvu d’une grille métallique couvrant le visage et la tête, les épaules et la gorge, porté par-dessus le tenugui, un tissu de coton.

Kote : gants protégeant les poignets et une partie des avant-bras.

Do : plastron protégeant le ventre au niveau des côtes et qui remonte jusqu’à la poitrine.

Tare : protection couvrant le bas-ventre et le haut des cuisses.

Sur la pièce centrale du tare est enfilé un sac en tissu appelé zekken, portant le nom du kenshi, ainsi que d’autres indications (drapeau national, dojo ou club d’appartenance, etc.). Cette identification est retirée lors des examens de passage de grades. Les parties souples de l’armure sont constituées de pièces de tissu en coton rembourrées, surpiquées et renforcées par des pièces de cuir (le plus souvent en daim) ou en matières synthétiques, le tout de couleur indigo. La grille du men (mengane) est réalisée en métal (duralumin, inox ou titane) ou en céramique. Le do est traditionnellement constitué de lattes de bambou recouvertes de cuir et laquées. De nos jours, d’autres matériaux (plastique, fibre de carbone, etc.) sont également employés. La partie supérieure du do protégeant la poitrine est en cuir ou en matières synthétiques. (visible à gauche au Kamiza)

Katana, lame signée Kanenori et Tanto Maru

Lame Tamahagane Wazamons, japon période Edo de 1850, certificat d’expertise NBTHK, remontée sur garnitures 1980.

Tanto bois naturel, lame tranchante en acier forgé main de type Maru, les koigueri et Kojiri sont en corne de Buffle.

Symbole de la caste des samouraïs, le katana est une arme de taille (pour trancher) et d’estoc (pour pointer, piquer). Glissé dans le fourreau, il est porté à gauche, passé sous la ceinture, tranchant dirigé vers le haut (vers le bas s’il s’agit d’un cavalier). Le tantō est semblable au katana, mais plus court et souvent moins courbé. En général, la section est hira-zukuri (les flancs de la lame sont plats) ; il est l’équivalent d’un poignard ou d’une dague japonaise. Selon sa monture, il peut être appelé tantō (s’il est glissé sous la ceinture) ou kaiken (s’il est dissimulé dans les vêtements). (visible kamiza dans les armes)

Armure bois de soie du clan OUCHI de 1868

Représentation de Ouchi Yoshioki et Ouchi Yoshitaka Hideyoshi et du Kirimon sceau officiel du clan.

Le clan Ōuchi, était une des familles les plus puissantes et importantes du Japon féodal durant l’époque des shoguns Ashikaga du XIIe siècle au XIVe siècle, prétendant descendre de la dynastie coréenne Baekje établie au Japon en 611.

Les domaines dirigés par le clan depuis la jōkamachi (ville-château) de Yamaguchi, comprennent six provinces à l’époque où la famille Ōuchi est la plus puissante et joue un rôle majeur par son soutien aux Ashikaga dans les guerres contre la cour impériale de l’époque Nanboku-chō. Les Ōuchi restent puissants jusqu’aux années 1560 quand leurs vassaux du clan Mōri les supplantent.

Basés dans la province de Suō, à l’extrémité ouest de l’île de Honshū, où ils bâtissent plusieurs châteaux, les Ōuchi sont parmi les premières familles à s’engager dans le commerce et les relations extérieures, particulièrement avec la Chine. À la suite de la guerre d’Ōnin (1467-1477), une forte rivalité se développe entre les Ōuchi et le clan Hosokawa qui est à présent au pouvoir. Les deux familles s’affrontent à Ningpo en 1523 avec, pour conséquence, la fermeture de Ningpo aux commerçants japonais par la Chine. Quand, plus tard, les Ōuchi sont à nouveau autorisés à y envoyer un navire, le commerce est sur le point de s’éteindre. Les relations commerciales du clan avec la Chine se terminent définitivement en 1548, leur monopole étant brisé par les commerçants du port maritime de Sakai.

Grâce à leur richesse et leurs contacts commerciaux, les Ōuchi se font connaître dans le monde des arts et de la culture en général. Ils possèdent d’innombrables pièces de collection du Japon et de la Chine comme du monde extérieur. L’invitation à Yamaguchi en 1486 du célèbre peintre Sesshu par Ōuchi Masahiro restera dans les annales.

Ōuchi Yoshihiro (1356-1400) : dirige une rébellion contre le shogun Ashikaga Yoshimitsu.

Ōuchi Masahiro : un des généraux en chef de Yamana Sōzen durant la guerre d’Ōnin.

Ōuchi Yoshioki (1477-1528) : remet le shogun Ashikaga Yoshitane au pouvoir en 1508 après une absence de quinze ans.

Ōuchi Yoshitaka (1507-1551) : son règne voit l’apogée et le déclin du clan ; il est renversé par un vassal qui prend le pouvoir effectif sur le clan.

Ōuchi Yoshinaga (m. 1557) : dernier seigneur Ōuchi, mais issu d’une autre famille, Yoshinaga se suicide deux ans après la bataille de Miyajima à l’issue de laquelle son clan est défait par le clan Mōri. Il était le frère du daimyo de l’époque Sengoku, Ōtomo Sōrin.

Kabuto, du Clan MASAMUNE

Lors de la dissolution du Clan Ouchi, bon nombre de Samouraïs devenus Ronins, furent incorporés sous la bannière de Date Masamune. Il était courant, que les armures de ces Ronins, soient complétées par diverses pièces issues des armes de ce clan en vue de reconstituer rapidement les troupes.

Date Masamune, 5 septembre 1567- 27 juin 1636) a été un des daimyos qui ont dirigé la région de Tōhoku au Japon. Pendant un temps, proche des Chrétiens, l’actualité et l’aura de Masamune font de lui une personnalité originale de l’époque, notamment son fameux kabuto orné d’une énorme demi-lune asymétrique. Il est parfois surnommé « Dokuganryū » (« le dragon borgne »).

En 1590, Hideyoshi Toyotomi perçoit Masamune comme une menace à cause de son pouvoir grandissant et attaque Aizu. On prétend que Hideyoshi a dû encercler l’armée de Masamune avec une troupe de 100 000 hommes pour le forcer à se soumettre. Masamune, s’attendant à être exécuté, met ses plus beaux vêtements et ne montre aucune peur. Voulant éviter des troubles, Hideyoshi l’épargne.

Après quelques temps passés au service de Hideyoshi, Masamune reçoit de ce dernier le château d’Iwatesawa et les terres environnantes. Il s’y installe en 1591, rebâtit le château, le renomme Iwadeyama et encourage et développe une ville aux alentours. Masamune occupe Iwadeyama pendant treize ans, période pendant laquelle il transforme la région en un centre politique et économique de première importance.

Il assiste et accompagne également Hideyoshi lors de ses deux campagnes d’invasion de la Corée en 1592 et 1597.

Wakyu, arc Japonais appellé Yumi

Yumi Hankyu 71’’ traditionnel en bambou avec jeu de flèches bambou 32’’

Yumi se traduit par « arc ». Deux types d’arcs traditionnels coexistent : le grand arc japonais appelé daïkyu et l’arc court appelé hankyu, le yumi a une forme particulière, ( Daïkyu long de 2,21 m) et il est proportionné à l’allonge du tireur. C’est un arc composite, constitué d’un lamellé de bambou et de bois.

Cet arc est asymétrique pour équilibrer son ouverture, la branche basse est plus puissante que la plus longue, la prise en main du yumi est différente d’un arc occidental. L’arc n’est pas tenu dans la main. Le maintien de l’arc dans la main se réalise uniquement par la poussée que l’archer réalise sur l’arc, ce point de poussée est nommé tsunomi. Cette technique, propre au kyudo, s’appelle te-no-uchi. L’archer agrippe la corde de sa main droite gantée d’un gake (gant de kyudo). La culture japonaise entretient une relation très forte avec le Yumi, c’est un objet de vénération : il est le support à de nombreux éléments religieux, il participe notamment à des cérémonies séculaires importantes. Dans l’exemple du kyūdō, l’arc est le medium du développement personnel. La relation de l’archer avec son arc est un lien intime pendant le tir, celui-ci devient le prolongement du corps de l’archer. (visible zone armes du Kamiza)

Le Menpo ou Mengu

Menpo me no shita men, démons noir et doré

Le Menpō, ou mengu est le terme pour désigner les nombreuses variétés de protection faciales portées avec le casque (kabuto) par les samouraïs japonais.  Souvent laqués, ces masques pouvaient représenter entre autres des visages de démons et des visages de kamis pouvant effrayer les ennemis. Les mempo étaient des armures faciales qui couvraient tout ou partie du visage et permettaient de renforcer la protection du casque lourd nommé kabuto. Ils étaient généralement en fer, en cuir, ou une combinaison des deux. Ils pouvaient être éventuellement laqués et inclure une large variété de détails, tels que des moustaches, des dents et un nez détachable. 

Happuri : masque complet avec ouvertures pour les yeux et la bouche ;                                

Hoate : masque protégeant uniquement les pommettes ;                                                   Somen (visage entier) : couvre entièrement le visage ;                                                          Me no shita men : couvre généralement jusqu’aux yeux, couvrant le nez ;                              

Nodowa : en forme de U, protégeant les pommettes et le menton.

(Visibles zone armes Kamiza)

Katana aux armes du clan Tokugawa 1852

Katana officier du clan Tokugawa, orné du Moon du clan

Le clan Tokugawa est une puissante famille japonaise de daimyos. Ses membres descendent théoriquement de l’empereur Seiwa (850-880) et forment une branche du clan Minamoto (Seiwa-Genji) par le clan Nitta. L’histoire ancienne de ce clan reste cependant mystérieuse.

Le fondateur original du clan Matsudaira serait Matsudaira Chikauji, à l’origine un prêtre bouddhiste pauvre. Il descendrait de Nitta Yoshisue à la huitième génération et aurait été témoin de la décadence des Nitta dans leur guerre contre les Ashikaga. Il s’installe à Matsudaira, province de Mikawa, région est de Nakamura.

L’emblème (mon) du clan Tokugawa, appelé la « triple rose trémière » (bien qu’identifié à tort à la rose trémière, le aoi appartient en réalité à la famille des aristoloches et correspond au gingembre Asarum), est une icône immédiatement reconnaissable au Japon, symbolisant également tant le clan Tokugawa que le dernier shogunat.

Les armes d’entrainement en Bois

Ensemble des armes traditionnelles en bois, entrainement Dojo Aikido.

Le JO : bâton moyen, est une arme traditionnelle Japonaise en bois d’une longueur de 1,28 mètre et d’un diamètre de 2,6 cm environ, il est utilisé lors de la pratique de l’Aikido, du Jodo, du Jo-jutsu et du Kobudo.

Utilisé dans le cadre du désarmement à mains nues d’un attaquant armé du Jo, ou dans le cadre d’harmonisation à deux pratiquants maniant chacun un Jo.

Le Jo aurait été conçu par l’escrimeur Muso Gonnosuke qui, après une défaite face à Miyamoto Musashi, cherchait une arme suffisamment longue pour avoir un avantage d’allonge significatif sur le sabre mais suffisamment court pour rester plus maniable que la lance ou le Bo.

Le BO : Bâton en bois ou en bambou de 1,80m, parfois recouvert de métal. Le Bo de grande taille est parfois appelé un Rokushakubo, nom emprunté aux termes japonais Roku signifiant six, shaku équivalent à 30.3cm et Bo.

Les Bo sont très variés. Il y en a des lourds et des légers, des rigides et de très flexibles ; de simples pièces de bois et des objets d’art finement décorés.

Plusieurs arts martiaux permettent la maîtrise du Bo, notamment le Bojutsu et le Bozendo.

Le TANTO : couteau Japonais légèrement courbé dont la lame n’excède pas 30cm,  la structure est semblable au Bokken mais beaucoup plus court et souvent moins courbé, s’apparente au couteau d’entraînement.

Le BOKKEN : Sabre de bois, imitant le Katana, peut être utilisé avec ou sans Tsuba (garde).

Employé dans l’Aikido, l’Iaido, le Jodo, le Kendo, le Kenjutsu et le Ninjutsu, utilisé pour l’entraînement, il est aussi devenu une arme de combat, le samouraï Miyamoto Musashi est réputé pour ses combats au Bokken, notamment lors de son duel contre Sasaki Kojiro.

Comme les katana, les bokken ont évolué avec leur époque. Chaque école traditionnelle historique possède des caractéristiques particulières ( poids, courbures, longueur, pointe, épaisseur) et sont adaptées à la technique de cette école. (Visible à gauche sur Kamiza)

Tenue de repos de Samouraï du Clan Takigawa 1867

Clan Takigawa — Wikipédia

Le clan Takigawa est un clan japonais dans la province d’Owari dont les origines sont méconnues. Nous savons toutefois que, grâce à Takigawa Kazumasu, le clan a été important au XVIe siècle pendant l’époque Sengoku. Kazumasu est un général sous le commandement d’Oda Nobunaga et plus tard sous celui de Toyotomi Hideyoshi. Après la mort de Kazumasu, le clan perd de son importance.

La tenue de repos est portée par les membres du Clan en période de paix. (visible zone armes du Kamiza)

Les textiles, kimonos, noren,…

Kimono modèle de 1880 période Meiji

Pour une femme Japonaise, le choix d’un kimono est très important, le vêtement ayant tout une symbolique et la façon de le porter comportant des messages sociaux qui peuvent être très précis. Tout d’abord, une femme choisit le kimono suivant son statut marital, son âge et la formalité de l’événement. En ordre descendant de formalité :

  • Kurotomesode : kimono noir avec des motifs seulement en dessous de la taille, est le kimono le plus formel pour les femmes mariées. Il est porté aux mariages par les mères des mariés.
  • Furisode: se traduit littéralement par « manches flottantes » — en moyenne, les manches mesurent entre 100 et 110 centimètres de long. C’est le kimono le plus formel pour les femmes célibataires. Les motifs couvrent le haut et le bas du vêtement ; c’est ce kimono qui est porté aux mariages, par les jeunes femmes de la famille des mariés.
  • Tomesode: ressemble au kurotomesode, mais en une couleur (pas de noir). Comme le kurotomesode, les motifs se trouvent seulement en dessous de la taille. Un tomesode est légèrement moins formel qu’un kurotomesode ; il est porté aux mariages par les femmes mariées de la famille des mariés.
  • Hōmongi: se traduit littéralement « vêtement de visite ». Caractérisé par des motifs continus sur les épaules et manches, ainsi qu’en dessous de la taille, il est un peu plus formel que son cousin le tsukesage. Il peut être porté par les femmes mariées et célibataires; ce sont souvent les amies de la mariée qui le porteront aux mariages. Il peut aussi servir aux sorties formelles, tels des galas.
  • Tsukesage: a des motifs plus modestes et qui sont moins continus que ceux des hōmongi. Il peut être porté par les femmes mariées et célibataires.
  • Iromuji: kimono d’une seule couleur, qui peut être porté par les femmes mariées et célibataires. Il est surtout porté pour le chanoyu, cérémonie du thé. La soie peut être un jacquard (rinzu), mais n’a pas de motifs coloriés.
  • Komon: Il s’agit d’un kimono avec un motif répétitif. Ce kimono est assez informel, et peut être porté en ville, ou rendu plus formel avec un joli obi pour manger au restaurant. Les femmes mariées et célibataires peuvent le porter.
  • Yukata: vêtement informel, sans doublure, fait de coton habituellement, mais aussi de lin ou de chanvre. Les yukata sont portés en été, aux festivals, par femmes, hommes et enfants. Ils sont également portés aux onsen (bains chauds), où ils sont souvent fournis par l’établissement, on parle alors de yukatabira.

Kimono modèle de 1918 période Taïsho

Le kimono est formé de rectangles de tissus pliés et cousus, mais jamais recoupés ; il est rectiligne, tombant jusqu’aux pieds ou chevilles, suivant la formalité de l’ensemble et la personne qui le porte. Sa particularité consiste dans ses manches très longues, pouvant aller jusqu’au sol pour les kimonos des jeunes femmes (furisode). Le kimono se porte toujours côté gauche sur côté droit : d’une part cela permettait de cacher une arme (tanto), d’autre part, les morts sont habillés en croisant dans le sens inverse. Il est tenu en place par une large ceinture appelée obi qui permet de distinguer certains groupes dans la société ; nouée dans le dos habituellement, elle était nouée sur le devant pour les prostituée.

Kimono modèle de 1932 période Shöwa

Les kimonos offrent de vastes surfaces qui ne tiennent pas compte de l’anatomie, pas plus de l’homme que de la femme, et ces surfaces sont le support privilégié de l’expression artistique japonaise. Les kimonos anciens sont décorés par des motifs traditionnels (pin, bambou, tortue, libellule, roue, cerisiers, pivoines, mauves, iris, rochers, eau courante, vagues, paysages dont certaines vues célèbres, jeux de go, etc.) symboles des vertus pour certains et permettant d’inclure aussi des motifs qui sont, eux-mêmes, des scènes parfois très complexes, comme paravents, rideaux portables, éventails et peintures sur rouleau vertical, qui mettent ces images en abyme. Le décor permet aussi d’introduire des motifs géométriques simples, tels que quadrillages, losanges, motif hachuré de rideau en lattes de bambou déroulé, ou complexes comme les nœuds cérémoniaux (noshi). Tous ces motifs étant dispersés ou groupés, voire superposés, mais avec de larges espaces vides qui font « respirer » ces compositions.

OBI Aka de cérémonie geisha 1965

Le obi, est une ceinture servant à fermer les vêtements traditionnels japonais, tels que les kimonos ou les vêtements d’entraînement pour les arts martiaux (keikogi ou dōgi).

Elle se présente sous la forme d’un ruban de tissu sans boucle ni fermoir. La manière de nouer l’obi est tout un art. Par tradition, on ne porte aucun bijou avec un kimono, cela explique pourquoi les obis sont si richement décorés et colorés, ils doivent trancher avec le kimono, tout en étant en harmonie avec lui.

Ce modèle appelé le Fukuro obi, ceinture caractérisée par des motifs courants seulement sur les extrémités visibles de l’obi lorsque ce dernier est noué. D’une largeur moyenne de 33 cm pour une longueur comprise entre 360 et 450 cm, il s’agit d’un obi formel généralement porté avec les kimono de type furisode, Le Aka, est la couleur rouge du Japon, signifiant ; la clareté d’un grand feu rouge.

Jingasa en Bambou laqué et Bambou tressé

Ensembles de 2 Jingasa frappées du Moon clan Ouchi.

Le jingasa est un casque militaire japonais utilisé pour protéger la tête des ashigaru pendant les batailles et plus largement comme une coiffe quotidienne pour les samouraï.

Le Jingasa en tantt que protection était utilisé par les Ashigaru à partie du 15ème siècle, peu cher et facile à produire par rapport au Kabuto, cela en faisait la coiffe idéale pour équiper les milliers d’unités d’infanterie.

Pendant l’époque Edo, le lourd et onéreux Kabuto devenu inutile lors de cette période de paix, c’est pourquoi les Samouraï adoptèrent le Jingasa, car en plus de se protéger la tête contre les coups, il leur servait aussi de protection contre le soleil ou la pluie.

Sashimono Hata du clan Tachibana

Bannière dorsale du Clan, peinte main 1908.

Le Sashimono, étaient portés par les soldats pour identifier les troupes pendant la bataille, ils étaient alors, accrochés dans le dos des fantassins et des samourais. Ces bannières représentaient les symboles du Clan (le Kamon), engagé. Des versions plus grandes appelées Nobori sont des bannières japonaises longues et étroites occupant une place importante sur les champs de bataille du Japon féodal, Ces dernières étaient utilisées pour désigner les unités au sein d’une armée.

Ces bannièrespermettaient d’uniformiser les troupes en raison de la grande diversité des armures Japonaises. Le Nobori était maintenu par 2 ou 3 hommes et utilisé comme repère pour les troupes. Souvent, la couleur d’arrière-plan indiquait à quelle unité appartenait le porteur, le symbole principal est personnalisé selon la division et les samourais renommés ou respectés avaient leur propre logo inscrit.

Le Clan Tachibana, ici représenté, était une des quatre plus puissantes familles de noblesse de la cours de l’époque Nara 8ème siècle au début de l’époque de Heian 10ème siècle. Le Nobori arbore le Kamon du Clan, crête de samourai représentant une fleur de Mandarine cerclée, ainsi que la grue à couronne rouge du Japon, symbolisant la chance, la longévité et la fidèlité.

Reproduction de la Bannière devise d’un Söhei

Traduction : Le développement de votre paradis, découlera de l’évolution naturelle de votre vie.

Sōhei — Wikipédia

Les Sōhei (moines-soldats) étaient une classe de moines-guerriers bouddhistes du Japon médiéval. À certaines époques de l’Histoire, ils avaient un pouvoir considérable qui obligeait les daimyō à collaborer avec eux, ou occuper la capitale lorsque l’empereur prenait des décisions qui leur déplaisaient.

L’appellation sōhei ne date que de la période d’Edo. Auparavant, ils étaient appelés hōshi-musha (guerrier-moines), ou akusō (moines féroces). Les sōhei étaient généralement organisés en larges groupes ou armées au sein de leurs monastères. Le plus célèbre de ces monastères est l’Enryaku-ji, sur le mont Hiei, qui surplombe Kyōto.

Les sōhei utilisaient un armement très varié. Si le naginata est l’arme qui leur est le plus souvent associée, de nombreux moines-guerriers renommés sont connus pour avoir manié avec brio toutes les armes depuis l’arc jusqu’au tantō et au wakizashi. Beaucoup combattaient à cheval et portaient des armures de samouraï.

Les moines-guerriers, comme la plupart des autres moines bouddhistes des mêmes sectes, portaient un empilement de robes ressemblant à des kimonos, normalement une blanche en dessous, et une beige ou jaune safran dessus (ce style a peu changé depuis l’introduction du bouddhisme au Japon au VIIe siècle). Les chaussures se constituaient traditionnellement de chaussettes tabi et de geta, ou de waraji (sandales de paille). Les moines-guerriers portaient souvent un foulard blanc plié et attaché pour couvrir au mieux leur tête, ou lui substituaient un bandeau (hachimaki). Enfin, beaucoup portaient divers types d’armures de samouraï.

Arts et spectacles

Série de photographie 1880, signées Kusakabe Kinbei

Kusakabe Kinbei (日下部 金兵衛, 1841-1934) était un photographe japonais. Il était généralement appelé par son prénom, Kinbei, parce que sa clientèle, en majorité des étrangers, le trouvait plus facile à prononcer que son nom.

Kinbei Kusakabe fut coloriste et assistant aux côtés de Felice Beato et du baron Raimund von Stillfried avant d’ouvrir son propre atelier à Yokohama en 1881 dans le quartier de Benten-dōri et, en 1889, il déménagea dans le quartier de Honmachi. Il ouvrit aussi un atelier annexe dans le quartier de Ginza à Tokyo.

Vers 1885, il racheta les négatifs de Beato et de Stillfried, ainsi que ceux de Kuichi Uchida et certains d’Hikoma Ueno.

Il arrêta son activité de photographe en 1912-1913

(Galerie visible dans le couloir d’accès Dojo)

Shamisen Japonais 1902 période Meiji

Le shamisen « trois cordes parfumées » est un instrument de musique traditionnel à cordes pincées utilisé en musique japonaise. C’est un luth à long manche à la touche lisse.

Le shamisen est dérivé d’un instrument chinois, le sanxian, introduit dans l’île d’Okinawa au milieu du XVIe siècle et très vite adapté à la musique de la cour du Royaume de Ryūkyū, alors tributaire de la dynastie Ming depuis l’Époque Sanzan puis l’unification de ce royaume. C’est au début de la période Edo (1603-1868) qu’il fit son apparition dans les autres îles de l’archipel japonais.

Le shamisen est un luth mesurant de 110 à 140 cm, dont la caisse de résonance carrée est traditionnellement construite en bois de santal et recouverte de peau de chat ou de chien. À l’exception du shamisen de l’île d’Okinawa qui est traditionnellement recouvert de peau de serpent et est appelé sanshin ou jabisen. La table en peau prête parfois au shamisen le nom de « banjo japonais ».

(Visible Shimonzeku face Kamiza)

Dengakubue Japonais 1984

Le Dengakube est une flûte japonaise en bambou, utilisée traditionnellement lors des cérémonies liées au riz.

Faite d’une pièce de Bambou ligaturé, et percé de ;;; trous, similaire au Ryûteki, elle est accordée comme le modèle Shinobue.

Souvent utilisée de nos jours en accompagnement dans les festivals ou encore dans les musiques japonaises de relaxation. L’intérieur tout comme l’extérieur est laqué, cela donne une gamme diatonique majeure plus une altération permettant de jouer les modes les plus usités en musique Japonaise.

On peut entendre cet instrument à la fin du film des sept samouraïs.

Les termes Fue ou Yokobue, désignent de manière générale les flûtes traversières Japonaises.

(Visible Shimonzeku face Kamiza)

Masques NÔ, sur plaques.

Tengu : démon à long nez, « chien céleste » type de créatures légendaires de la religion populaire japonaise, et ils sont aussi considérés comme des dieux shinto (kami) ou comme des yōkai. Les plus anciens tengu sont dépeints avec un nez anormalement long, qui est actuellement largement considéré comme la caractéristique définissant le tengu dans l’imaginaire populaire.

Okina : vieil homme, Les masques de vieil homme regroupent une grande variété de masques qui se distinguent les uns des autres par la présence d’une barbe, le traitement des dents, et surtout l’expression. Cette dernière signale la véritable nature de la créature se présentant sous l’apparence d’un vieillard.

Okame : femme forte, est la divinité de la Gaité et de la Bonne Humeur, notamment connue pour avoir, au moyen d’une danse érotique, aidé les Dieux à ramener la lumière sur terre en faisant sortir la Déesse Soleil. Sa représentation dans l’art japonais est celle d’une personne éternellement souriante et joufflue, avec une petite bouche et un large front.

Zo-onna : Sainte dame, se classe dans la catégorie des masques de nô représentant des jeunes femmes. Le visage plus mince dénote un âge légèrement plus avancé se situant possiblement dans la vingtaine. Cet air digne, n’exprimant n’y la joie ni la colère, la destine à des rôles demandant une élégance raffinée,

Hannya : démon femelle, est, dans les légendes fantastiques du Japon, le fantôme d’une femme revenue sur terre pour assouvir sa vengeance. Le terme « Hannya » vient du sanscrit « prajna » qui signifie « grande sagesse ».

Kitsune : Le renard, Au Japon, le terme kitsune désigne le renard, ainsi qu’un personnage du folklore japonais, un esprit surnaturel, animal polymorphe. Le kitsune a souvent été associé à Inari, une divinité shintoïste, comme étant son messager

Agyo : la force brutale, l’un des deux Kongo Rikishi, divinités gardiennes japonaises des temples bouddhiques , monastères, sanctuaires, cimetières et autres sites sacrés du Japon. En général, ils sont installés de chaque côté de l’entrée principale empêchant les démons ou les mauvais esprits de pénétrer dans les lieux.

Oni : créatures démons, d’apparences divergentes, de tailles gigantesques, avec des griffes acérées et des cornes poussant sur le front, des poils ébouriffés et un aspect hideux, ils sont souvent dépeints portant des pagnes et gourdins.

Kesho : le héros Kabuki, représente le guerrier maquillé, héro des pièces Nö, Kesho signifie maquillage au sens large, le héros de la pièce était maquillé en fonction de son humeur mais aussi de ses capacités spécifiques à la pièce.

Kamishibaï Artisanale guerrier infanterie Japonaise 1950

Le kamishibai est un genre narratif japonais, sorte de théâtre ambulant où des artistes racontent des histoires en faisant défiler des illustrations devant les spectateurs.

Il était courant dans le pays au début du XXe siècle jusque dans les années 1950. Le super-héros Ōgon Bat est à l’origine apparu dans un kamishibai

Après un long endormissement, il a connu un renouveau à la fin du XIXe siècle avec l’apparition du cinéma au Japon, mais ce n’est qu’en 1923 qu’apparaît le premier kamishibai pour enfants, intitulé La Chauve-souris d’or (Ōgon Bat) et inspiré des mangas (mot désignant initialement les croquis burlesques créés par le peintre Hokusai au XVIIIe siècle).

Bunraku théatre, habits traditionnels 1905

Poupée en plâtre 70 Cm et vêtement traditionnel, issu du théatre NÔ début xxèm

Le bunraku est un type de théâtre japonais datant du XVIIe siècle. Les personnages y sont représentés par des marionnettes de grande taille, manipulées à vue.

Tradition théâtrale plus particulièrement originaire de la région d’Ōsaka, le bunraku est interprété par un récitant qui chante tous les rôles, accompagné d’un joueur de shamisen à ses côtés, et par trois manipulateurs pour chaque marionnette. Les marionnettistes sont visibles du public et utilisent soit la gestuelle furi, plutôt réaliste, soit la gestuelle kata, empreinte de stylisation, selon l’émotion recherchée. Les manipulateurs respectent une hiérarchie réglée en fonction de leur degré de connaissance dans l’art du bunraku. Ainsi le plus expérimenté (au moins vingt ans de métier) manipule la tête et le bras droit, le second le bras gauche et le dernier (le novice), les pieds. Pour pouvoir être manipulée, la marionnette possède ce qu’on appelle des contrôles ou baguettes sur ces différentes parties. Afin de manipuler plus aisément la marionnette, les manipulateurs se déplacent en position de kathakali, jambes à demi fléchies. Ils doivent ainsi faire beaucoup d’exercice physique et d’assouplissement afin d’être les plus agiles possible.

Porcelaine boite musique signée PAO CHAI

1999 Ardleigh Elliott, Boîte à musique « Pao Chai » jouant la valse de l’empereur.

La céramique Japonaise, principalement connue via la porcelaine que les Chinois ont inventée, est riche d’une longue tradition d’innovations techniques et stylistiques.

De fait, la poterie est un art d’une extrême ancienneté : vers 17000 – 16000 avant l’ère commune, en Chine comme au Japon, les premières poteries au monde apparaissent dans un contexte de chasseurs-collecteurs du Paléolithique final. La culture néolithique Yangshao (4500-3000 avant l’ère commune) a longtemps été considérée comme la première à fournir en grand nombre des poteries de qualité, mais depuis les dernières années du XXe siècle de nombreux sites à céramique de bonne qualité sont apparus partout en Chine et au Japon

(la valse de l’Empreur ou marche de l’Empereur, en allemand) opus 437 est une célèbre valse-marche viennoise pour orchestre symphonique, composée en 1889 par le compositeur autrichien Johann Strauss II (fils). Elle fait partie de ses œuvres les plus célèbres

Buffet japonais signé Henry Pannier 1876

Meuble sino-Japonais représentant ‘’promenade en jardin Zen’’

Le pavillon japonais de l’exposition universelle de 1867 relance en France le goût pour les objets en provenance du pays du soleil levant. Sous l’influence d’Henry Pannier qui recherche de nouveaux débouchés, l’Escalier de cristal incite les ébénistes parisiens à produire des meubles dans le style japonisant. Gabriel Viardot reprend les créations déjà existantes et les ré-interprète dans un « genre chinois-japonais » mais adaptés au goût européen.

Les carnets Henry Pannier, celui-ci prend l’habitude d’établir un croquis de chaque meuble ou de chaque objet vendu par l’Escalier de cristal ou lors des grandes ventes publiques de l’époque, et de consigner ces dessins dans des carnets.

Entre 1870 et 1924, Henry Pannier va dessiner 2 800 meubles et objets d’ameublements et accompagne chaque croquis du nom de l’objet, de la date de la vente et le prix réalisé.

Grand coffre en Bambou

Coffre en Lamelles de bambou décoré à la main.

Les décorations de meubles au Japons, sont reconnues pour leur touche sereines et esthétiques, la décoration Japonaise est devenue une tendance très appréciée.

Cette touche décorative évolue souvent autour du Zen tout en respectant un équilibre bien définis, vous pourrez retrouver cela dans l’intérieur d’une maison Japonaise, dans la vie au quotidien des Japonais mais aussi dans les endroits dédiés à la cérémonie du thé, ou tout Arts liés à la culture du Pays.

Eventails de décorations, styles et époques Japonais

Mod.1 : Zenshi, soie finement brodées lames bois laqué, représente canard 1885

Mod.2 : Zhusi, fils de bambous finement tissé, lames bambou, représente mésanges 1920

Mod.3 : Lingjuan, Mousseline de soie légère, lames bambou, représente un Paon 1952

Mod.4 : Gusen, papier calligraphié, lame bois, représente dauphins, 1976

Mod.5 : Ushiwa, Eventails a mains rigide et collé, représentent des personnages de contes ou geishas, 1994

En Chine, les premiers écrits sur les éventails datent de la dynastie Jin (265-420). Au IIe siècle déjà, le bambou était utilisé pour la fabrication de la monture. Parmi les matériaux traditionnels des bambous en Chine, on trouve du bambou, de l’ébène, de l’ivoire, des écailles de tortue, de la soie, du papier, des feuilles d’or, des plumes, différents métaux et du tournesol. Au Japon, la tradition chinoise est reprise. Il y a donc également deux sortes d’éventails, le sensu ou simplement ôgi qui se plie et l’uchiwa en bambou de forme ronde et qui ne se plie pas. L’inventeur du sensu au VIIe siècle se serait inspiré des ailes des chauve-souris.