Arts et spectacles

Série de photographie 1880, signées Kusakabe Kinbei

Kusakabe Kinbei (日下部 金兵衛, 1841-1934) était un photographe japonais. Il était généralement appelé par son prénom, Kinbei, parce que sa clientèle, en majorité des étrangers, le trouvait plus facile à prononcer que son nom.

Kinbei Kusakabe fut coloriste et assistant aux côtés de Felice Beato et du baron Raimund von Stillfried avant d’ouvrir son propre atelier à Yokohama en 1881 dans le quartier de Benten-dōri et, en 1889, il déménagea dans le quartier de Honmachi. Il ouvrit aussi un atelier annexe dans le quartier de Ginza à Tokyo.

Vers 1885, il racheta les négatifs de Beato et de Stillfried, ainsi que ceux de Kuichi Uchida et certains d’Hikoma Ueno.

Il arrêta son activité de photographe en 1912-1913

(Galerie visible dans le couloir d’accès Dojo)

Shamisen Japonais 1902 période Meiji

Le shamisen « trois cordes parfumées » est un instrument de musique traditionnel à cordes pincées utilisé en musique japonaise. C’est un luth à long manche à la touche lisse.

Le shamisen est dérivé d’un instrument chinois, le sanxian, introduit dans l’île d’Okinawa au milieu du XVIe siècle et très vite adapté à la musique de la cour du Royaume de Ryūkyū, alors tributaire de la dynastie Ming depuis l’Époque Sanzan puis l’unification de ce royaume. C’est au début de la période Edo (1603-1868) qu’il fit son apparition dans les autres îles de l’archipel japonais.

Le shamisen est un luth mesurant de 110 à 140 cm, dont la caisse de résonance carrée est traditionnellement construite en bois de santal et recouverte de peau de chat ou de chien. À l’exception du shamisen de l’île d’Okinawa qui est traditionnellement recouvert de peau de serpent et est appelé sanshin ou jabisen. La table en peau prête parfois au shamisen le nom de « banjo japonais ».

(Visible Shimonzeku face Kamiza)

Dengakubue Japonais 1984

Le Dengakube est une flûte japonaise en bambou, utilisée traditionnellement lors des cérémonies liées au riz.

Faite d’une pièce de Bambou ligaturé, et percé de ;;; trous, similaire au Ryûteki, elle est accordée comme le modèle Shinobue.

Souvent utilisée de nos jours en accompagnement dans les festivals ou encore dans les musiques japonaises de relaxation. L’intérieur tout comme l’extérieur est laqué, cela donne une gamme diatonique majeure plus une altération permettant de jouer les modes les plus usités en musique Japonaise.

On peut entendre cet instrument à la fin du film des sept samouraïs.

Les termes Fue ou Yokobue, désignent de manière générale les flûtes traversières Japonaises.

(Visible Shimonzeku face Kamiza)

Masques NÔ, sur plaques.

Tengu : démon à long nez, « chien céleste » type de créatures légendaires de la religion populaire japonaise, et ils sont aussi considérés comme des dieux shinto (kami) ou comme des yōkai. Les plus anciens tengu sont dépeints avec un nez anormalement long, qui est actuellement largement considéré comme la caractéristique définissant le tengu dans l’imaginaire populaire.

Okina : vieil homme, Les masques de vieil homme regroupent une grande variété de masques qui se distinguent les uns des autres par la présence d’une barbe, le traitement des dents, et surtout l’expression. Cette dernière signale la véritable nature de la créature se présentant sous l’apparence d’un vieillard.

Okame : femme forte, est la divinité de la Gaité et de la Bonne Humeur, notamment connue pour avoir, au moyen d’une danse érotique, aidé les Dieux à ramener la lumière sur terre en faisant sortir la Déesse Soleil. Sa représentation dans l’art japonais est celle d’une personne éternellement souriante et joufflue, avec une petite bouche et un large front.

Zo-onna : Sainte dame, se classe dans la catégorie des masques de nô représentant des jeunes femmes. Le visage plus mince dénote un âge légèrement plus avancé se situant possiblement dans la vingtaine. Cet air digne, n’exprimant n’y la joie ni la colère, la destine à des rôles demandant une élégance raffinée,

Hannya : démon femelle, est, dans les légendes fantastiques du Japon, le fantôme d’une femme revenue sur terre pour assouvir sa vengeance. Le terme « Hannya » vient du sanscrit « prajna » qui signifie « grande sagesse ».

Kitsune : Le renard, Au Japon, le terme kitsune désigne le renard, ainsi qu’un personnage du folklore japonais, un esprit surnaturel, animal polymorphe. Le kitsune a souvent été associé à Inari, une divinité shintoïste, comme étant son messager

Agyo : la force brutale, l’un des deux Kongo Rikishi, divinités gardiennes japonaises des temples bouddhiques , monastères, sanctuaires, cimetières et autres sites sacrés du Japon. En général, ils sont installés de chaque côté de l’entrée principale empêchant les démons ou les mauvais esprits de pénétrer dans les lieux.

Oni : créatures démons, d’apparences divergentes, de tailles gigantesques, avec des griffes acérées et des cornes poussant sur le front, des poils ébouriffés et un aspect hideux, ils sont souvent dépeints portant des pagnes et gourdins.

Kesho : le héros Kabuki, représente le guerrier maquillé, héro des pièces Nö, Kesho signifie maquillage au sens large, le héros de la pièce était maquillé en fonction de son humeur mais aussi de ses capacités spécifiques à la pièce.

Kamishibaï Artisanale guerrier infanterie Japonaise 1950

Le kamishibai est un genre narratif japonais, sorte de théâtre ambulant où des artistes racontent des histoires en faisant défiler des illustrations devant les spectateurs.

Il était courant dans le pays au début du XXe siècle jusque dans les années 1950. Le super-héros Ōgon Bat est à l’origine apparu dans un kamishibai

Après un long endormissement, il a connu un renouveau à la fin du XIXe siècle avec l’apparition du cinéma au Japon, mais ce n’est qu’en 1923 qu’apparaît le premier kamishibai pour enfants, intitulé La Chauve-souris d’or (Ōgon Bat) et inspiré des mangas (mot désignant initialement les croquis burlesques créés par le peintre Hokusai au XVIIIe siècle).

Bunraku théatre, habits traditionnels 1905

Poupée en plâtre 70 Cm et vêtement traditionnel, issu du théatre NÔ début xxèm

Le bunraku est un type de théâtre japonais datant du XVIIe siècle. Les personnages y sont représentés par des marionnettes de grande taille, manipulées à vue.

Tradition théâtrale plus particulièrement originaire de la région d’Ōsaka, le bunraku est interprété par un récitant qui chante tous les rôles, accompagné d’un joueur de shamisen à ses côtés, et par trois manipulateurs pour chaque marionnette. Les marionnettistes sont visibles du public et utilisent soit la gestuelle furi, plutôt réaliste, soit la gestuelle kata, empreinte de stylisation, selon l’émotion recherchée. Les manipulateurs respectent une hiérarchie réglée en fonction de leur degré de connaissance dans l’art du bunraku. Ainsi le plus expérimenté (au moins vingt ans de métier) manipule la tête et le bras droit, le second le bras gauche et le dernier (le novice), les pieds. Pour pouvoir être manipulée, la marionnette possède ce qu’on appelle des contrôles ou baguettes sur ces différentes parties. Afin de manipuler plus aisément la marionnette, les manipulateurs se déplacent en position de kathakali, jambes à demi fléchies. Ils doivent ainsi faire beaucoup d’exercice physique et d’assouplissement afin d’être les plus agiles possible.

Porcelaine boite musique signée PAO CHAI

1999 Ardleigh Elliott, Boîte à musique « Pao Chai » jouant la valse de l’empereur.

La céramique Japonaise, principalement connue via la porcelaine que les Chinois ont inventée, est riche d’une longue tradition d’innovations techniques et stylistiques.

De fait, la poterie est un art d’une extrême ancienneté : vers 17000 – 16000 avant l’ère commune, en Chine comme au Japon, les premières poteries au monde apparaissent dans un contexte de chasseurs-collecteurs du Paléolithique final. La culture néolithique Yangshao (4500-3000 avant l’ère commune) a longtemps été considérée comme la première à fournir en grand nombre des poteries de qualité, mais depuis les dernières années du XXe siècle de nombreux sites à céramique de bonne qualité sont apparus partout en Chine et au Japon

(la valse de l’Empreur ou marche de l’Empereur, en allemand) opus 437 est une célèbre valse-marche viennoise pour orchestre symphonique, composée en 1889 par le compositeur autrichien Johann Strauss II (fils). Elle fait partie de ses œuvres les plus célèbres

Buffet japonais signé Henry Pannier 1876

Meuble sino-Japonais représentant ‘’promenade en jardin Zen’’

Le pavillon japonais de l’exposition universelle de 1867 relance en France le goût pour les objets en provenance du pays du soleil levant. Sous l’influence d’Henry Pannier qui recherche de nouveaux débouchés, l’Escalier de cristal incite les ébénistes parisiens à produire des meubles dans le style japonisant. Gabriel Viardot reprend les créations déjà existantes et les ré-interprète dans un « genre chinois-japonais » mais adaptés au goût européen.

Les carnets Henry Pannier, celui-ci prend l’habitude d’établir un croquis de chaque meuble ou de chaque objet vendu par l’Escalier de cristal ou lors des grandes ventes publiques de l’époque, et de consigner ces dessins dans des carnets.

Entre 1870 et 1924, Henry Pannier va dessiner 2 800 meubles et objets d’ameublements et accompagne chaque croquis du nom de l’objet, de la date de la vente et le prix réalisé.

Grand coffre en Bambou

Coffre en Lamelles de bambou décoré à la main.

Les décorations de meubles au Japons, sont reconnues pour leur touche sereines et esthétiques, la décoration Japonaise est devenue une tendance très appréciée.

Cette touche décorative évolue souvent autour du Zen tout en respectant un équilibre bien définis, vous pourrez retrouver cela dans l’intérieur d’une maison Japonaise, dans la vie au quotidien des Japonais mais aussi dans les endroits dédiés à la cérémonie du thé, ou tout Arts liés à la culture du Pays.

Eventails de décorations, styles et époques Japonais

Mod.1 : Zenshi, soie finement brodées lames bois laqué, représente canard 1885

Mod.2 : Zhusi, fils de bambous finement tissé, lames bambou, représente mésanges 1920

Mod.3 : Lingjuan, Mousseline de soie légère, lames bambou, représente un Paon 1952

Mod.4 : Gusen, papier calligraphié, lame bois, représente dauphins, 1976

Mod.5 : Ushiwa, Eventails a mains rigide et collé, représentent des personnages de contes ou geishas, 1994

En Chine, les premiers écrits sur les éventails datent de la dynastie Jin (265-420). Au IIe siècle déjà, le bambou était utilisé pour la fabrication de la monture. Parmi les matériaux traditionnels des bambous en Chine, on trouve du bambou, de l’ébène, de l’ivoire, des écailles de tortue, de la soie, du papier, des feuilles d’or, des plumes, différents métaux et du tournesol. Au Japon, la tradition chinoise est reprise. Il y a donc également deux sortes d’éventails, le sensu ou simplement ôgi qui se plie et l’uchiwa en bambou de forme ronde et qui ne se plie pas. L’inventeur du sensu au VIIe siècle se serait inspiré des ailes des chauve-souris.

Publié par Eric Leonard

Juste moi avec tout mes défauts et qualités (si il y en a).

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