Les armes, armures.

Armure Samouraï Ningyo, Yoroï Musha, 1929

Armure en Bois, alliage plaque Or, dans son box d’origine et signée sur tablette par l’artisan. (90x40x33)

C’est durant la période Heian, entre 794 et 1185, que l’armure japonaise apparait dans sa forme la plus connue, ō-yoroi. Des pièces de cuir imperméabilisées avec de la laque sont employées conjointement avec du métal, de la soie et différents alliages comme le shakudō (or et cuivre) ou le shibuichi (argent et cuivre). Les armures sont de type lamellaire, constituées de petites plaques de métal ou de cuir lacées les unes aux autres. Elles pèsent entre 20 et 30 kg.

Durant la période Edo, les armures, moins utilisées en ces temps de paix, se développent en vêtements d’apparat, rivalisant de richesse et de sophistication, jusqu’à la fin des samouraïs en 1877. (visible à droite au Kamiza)

Kendo, Armure adulte bambou brodée 1982

Le kendo-gu (aussi appelé bogu) est l’armure protégeant principalement les parties du corps visées. Il se compose des éléments suivants :

Men : masque pourvu d’une grille métallique couvrant le visage et la tête, les épaules et la gorge, porté par-dessus le tenugui, un tissu de coton.

Kote : gants protégeant les poignets et une partie des avant-bras.

Do : plastron protégeant le ventre au niveau des côtes et qui remonte jusqu’à la poitrine.

Tare : protection couvrant le bas-ventre et le haut des cuisses.

Sur la pièce centrale du tare est enfilé un sac en tissu appelé zekken, portant le nom du kenshi, ainsi que d’autres indications (drapeau national, dojo ou club d’appartenance, etc.). Cette identification est retirée lors des examens de passage de grades. Les parties souples de l’armure sont constituées de pièces de tissu en coton rembourrées, surpiquées et renforcées par des pièces de cuir (le plus souvent en daim) ou en matières synthétiques, le tout de couleur indigo. La grille du men (mengane) est réalisée en métal (duralumin, inox ou titane) ou en céramique. Le do est traditionnellement constitué de lattes de bambou recouvertes de cuir et laquées. De nos jours, d’autres matériaux (plastique, fibre de carbone, etc.) sont également employés. La partie supérieure du do protégeant la poitrine est en cuir ou en matières synthétiques. (visible à gauche au Kamiza)

Katana, lame signée Kanenori et Tanto Maru

Lame Tamahagane Wazamons, japon période Edo de 1850, certificat d’expertise NBTHK, remontée sur garnitures 1980.

Tanto bois naturel, lame tranchante en acier forgé main de type Maru, les koigueri et Kojiri sont en corne de Buffle.

Symbole de la caste des samouraïs, le katana est une arme de taille (pour trancher) et d’estoc (pour pointer, piquer). Glissé dans le fourreau, il est porté à gauche, passé sous la ceinture, tranchant dirigé vers le haut (vers le bas s’il s’agit d’un cavalier). Le tantō est semblable au katana, mais plus court et souvent moins courbé. En général, la section est hira-zukuri (les flancs de la lame sont plats) ; il est l’équivalent d’un poignard ou d’une dague japonaise. Selon sa monture, il peut être appelé tantō (s’il est glissé sous la ceinture) ou kaiken (s’il est dissimulé dans les vêtements). (visible kamiza dans les armes)

Armure bois de soie du clan OUCHI de 1868

Représentation de Ouchi Yoshioki et Ouchi Yoshitaka Hideyoshi et du Kirimon sceau officiel du clan.

Le clan Ōuchi, était une des familles les plus puissantes et importantes du Japon féodal durant l’époque des shoguns Ashikaga du XIIe siècle au XIVe siècle, prétendant descendre de la dynastie coréenne Baekje établie au Japon en 611.

Les domaines dirigés par le clan depuis la jōkamachi (ville-château) de Yamaguchi, comprennent six provinces à l’époque où la famille Ōuchi est la plus puissante et joue un rôle majeur par son soutien aux Ashikaga dans les guerres contre la cour impériale de l’époque Nanboku-chō. Les Ōuchi restent puissants jusqu’aux années 1560 quand leurs vassaux du clan Mōri les supplantent.

Basés dans la province de Suō, à l’extrémité ouest de l’île de Honshū, où ils bâtissent plusieurs châteaux, les Ōuchi sont parmi les premières familles à s’engager dans le commerce et les relations extérieures, particulièrement avec la Chine. À la suite de la guerre d’Ōnin (1467-1477), une forte rivalité se développe entre les Ōuchi et le clan Hosokawa qui est à présent au pouvoir. Les deux familles s’affrontent à Ningpo en 1523 avec, pour conséquence, la fermeture de Ningpo aux commerçants japonais par la Chine. Quand, plus tard, les Ōuchi sont à nouveau autorisés à y envoyer un navire, le commerce est sur le point de s’éteindre. Les relations commerciales du clan avec la Chine se terminent définitivement en 1548, leur monopole étant brisé par les commerçants du port maritime de Sakai.

Grâce à leur richesse et leurs contacts commerciaux, les Ōuchi se font connaître dans le monde des arts et de la culture en général. Ils possèdent d’innombrables pièces de collection du Japon et de la Chine comme du monde extérieur. L’invitation à Yamaguchi en 1486 du célèbre peintre Sesshu par Ōuchi Masahiro restera dans les annales.

Ōuchi Yoshihiro (1356-1400) : dirige une rébellion contre le shogun Ashikaga Yoshimitsu.

Ōuchi Masahiro : un des généraux en chef de Yamana Sōzen durant la guerre d’Ōnin.

Ōuchi Yoshioki (1477-1528) : remet le shogun Ashikaga Yoshitane au pouvoir en 1508 après une absence de quinze ans.

Ōuchi Yoshitaka (1507-1551) : son règne voit l’apogée et le déclin du clan ; il est renversé par un vassal qui prend le pouvoir effectif sur le clan.

Ōuchi Yoshinaga (m. 1557) : dernier seigneur Ōuchi, mais issu d’une autre famille, Yoshinaga se suicide deux ans après la bataille de Miyajima à l’issue de laquelle son clan est défait par le clan Mōri. Il était le frère du daimyo de l’époque Sengoku, Ōtomo Sōrin.

Kabuto, du Clan MASAMUNE

Lors de la dissolution du Clan Ouchi, bon nombre de Samouraïs devenus Ronins, furent incorporés sous la bannière de Date Masamune. Il était courant, que les armures de ces Ronins, soient complétées par diverses pièces issues des armes de ce clan en vue de reconstituer rapidement les troupes.

Date Masamune, 5 septembre 1567- 27 juin 1636) a été un des daimyos qui ont dirigé la région de Tōhoku au Japon. Pendant un temps, proche des Chrétiens, l’actualité et l’aura de Masamune font de lui une personnalité originale de l’époque, notamment son fameux kabuto orné d’une énorme demi-lune asymétrique. Il est parfois surnommé « Dokuganryū » (« le dragon borgne »).

En 1590, Hideyoshi Toyotomi perçoit Masamune comme une menace à cause de son pouvoir grandissant et attaque Aizu. On prétend que Hideyoshi a dû encercler l’armée de Masamune avec une troupe de 100 000 hommes pour le forcer à se soumettre. Masamune, s’attendant à être exécuté, met ses plus beaux vêtements et ne montre aucune peur. Voulant éviter des troubles, Hideyoshi l’épargne.

Après quelques temps passés au service de Hideyoshi, Masamune reçoit de ce dernier le château d’Iwatesawa et les terres environnantes. Il s’y installe en 1591, rebâtit le château, le renomme Iwadeyama et encourage et développe une ville aux alentours. Masamune occupe Iwadeyama pendant treize ans, période pendant laquelle il transforme la région en un centre politique et économique de première importance.

Il assiste et accompagne également Hideyoshi lors de ses deux campagnes d’invasion de la Corée en 1592 et 1597.

Wakyu, arc Japonais appellé Yumi

Yumi Hankyu 71’’ traditionnel en bambou avec jeu de flèches bambou 32’’

Yumi se traduit par « arc ». Deux types d’arcs traditionnels coexistent : le grand arc japonais appelé daïkyu et l’arc court appelé hankyu, le yumi a une forme particulière, ( Daïkyu long de 2,21 m) et il est proportionné à l’allonge du tireur. C’est un arc composite, constitué d’un lamellé de bambou et de bois.

Cet arc est asymétrique pour équilibrer son ouverture, la branche basse est plus puissante que la plus longue, la prise en main du yumi est différente d’un arc occidental. L’arc n’est pas tenu dans la main. Le maintien de l’arc dans la main se réalise uniquement par la poussée que l’archer réalise sur l’arc, ce point de poussée est nommé tsunomi. Cette technique, propre au kyudo, s’appelle te-no-uchi. L’archer agrippe la corde de sa main droite gantée d’un gake (gant de kyudo). La culture japonaise entretient une relation très forte avec le Yumi, c’est un objet de vénération : il est le support à de nombreux éléments religieux, il participe notamment à des cérémonies séculaires importantes. Dans l’exemple du kyūdō, l’arc est le medium du développement personnel. La relation de l’archer avec son arc est un lien intime pendant le tir, celui-ci devient le prolongement du corps de l’archer. (visible zone armes du Kamiza)

Le Menpo ou Mengu

Menpo me no shita men, démons noir et doré

Le Menpō, ou mengu est le terme pour désigner les nombreuses variétés de protection faciales portées avec le casque (kabuto) par les samouraïs japonais.  Souvent laqués, ces masques pouvaient représenter entre autres des visages de démons et des visages de kamis pouvant effrayer les ennemis. Les mempo étaient des armures faciales qui couvraient tout ou partie du visage et permettaient de renforcer la protection du casque lourd nommé kabuto. Ils étaient généralement en fer, en cuir, ou une combinaison des deux. Ils pouvaient être éventuellement laqués et inclure une large variété de détails, tels que des moustaches, des dents et un nez détachable. 

Happuri : masque complet avec ouvertures pour les yeux et la bouche ;                                

Hoate : masque protégeant uniquement les pommettes ;                                                   Somen (visage entier) : couvre entièrement le visage ;                                                          Me no shita men : couvre généralement jusqu’aux yeux, couvrant le nez ;                              

Nodowa : en forme de U, protégeant les pommettes et le menton.

(Visibles zone armes Kamiza)

Katana aux armes du clan Tokugawa 1852

Katana officier du clan Tokugawa, orné du Moon du clan

Le clan Tokugawa est une puissante famille japonaise de daimyos. Ses membres descendent théoriquement de l’empereur Seiwa (850-880) et forment une branche du clan Minamoto (Seiwa-Genji) par le clan Nitta. L’histoire ancienne de ce clan reste cependant mystérieuse.

Le fondateur original du clan Matsudaira serait Matsudaira Chikauji, à l’origine un prêtre bouddhiste pauvre. Il descendrait de Nitta Yoshisue à la huitième génération et aurait été témoin de la décadence des Nitta dans leur guerre contre les Ashikaga. Il s’installe à Matsudaira, province de Mikawa, région est de Nakamura.

L’emblème (mon) du clan Tokugawa, appelé la « triple rose trémière » (bien qu’identifié à tort à la rose trémière, le aoi appartient en réalité à la famille des aristoloches et correspond au gingembre Asarum), est une icône immédiatement reconnaissable au Japon, symbolisant également tant le clan Tokugawa que le dernier shogunat.

Les armes d’entrainement en Bois

Ensemble des armes traditionnelles en bois, entrainement Dojo Aikido.

Le JO : bâton moyen, est une arme traditionnelle Japonaise en bois d’une longueur de 1,28 mètre et d’un diamètre de 2,6 cm environ, il est utilisé lors de la pratique de l’Aikido, du Jodo, du Jo-jutsu et du Kobudo.

Utilisé dans le cadre du désarmement à mains nues d’un attaquant armé du Jo, ou dans le cadre d’harmonisation à deux pratiquants maniant chacun un Jo.

Le Jo aurait été conçu par l’escrimeur Muso Gonnosuke qui, après une défaite face à Miyamoto Musashi, cherchait une arme suffisamment longue pour avoir un avantage d’allonge significatif sur le sabre mais suffisamment court pour rester plus maniable que la lance ou le Bo.

Le BO : Bâton en bois ou en bambou de 1,80m, parfois recouvert de métal. Le Bo de grande taille est parfois appelé un Rokushakubo, nom emprunté aux termes japonais Roku signifiant six, shaku équivalent à 30.3cm et Bo.

Les Bo sont très variés. Il y en a des lourds et des légers, des rigides et de très flexibles ; de simples pièces de bois et des objets d’art finement décorés.

Plusieurs arts martiaux permettent la maîtrise du Bo, notamment le Bojutsu et le Bozendo.

Le TANTO : couteau Japonais légèrement courbé dont la lame n’excède pas 30cm,  la structure est semblable au Bokken mais beaucoup plus court et souvent moins courbé, s’apparente au couteau d’entraînement.

Le BOKKEN : Sabre de bois, imitant le Katana, peut être utilisé avec ou sans Tsuba (garde).

Employé dans l’Aikido, l’Iaido, le Jodo, le Kendo, le Kenjutsu et le Ninjutsu, utilisé pour l’entraînement, il est aussi devenu une arme de combat, le samouraï Miyamoto Musashi est réputé pour ses combats au Bokken, notamment lors de son duel contre Sasaki Kojiro.

Comme les katana, les bokken ont évolué avec leur époque. Chaque école traditionnelle historique possède des caractéristiques particulières ( poids, courbures, longueur, pointe, épaisseur) et sont adaptées à la technique de cette école. (Visible à gauche sur Kamiza)

Tenue de repos de Samouraï du Clan Takigawa 1867

Clan Takigawa — Wikipédia

Le clan Takigawa est un clan japonais dans la province d’Owari dont les origines sont méconnues. Nous savons toutefois que, grâce à Takigawa Kazumasu, le clan a été important au XVIe siècle pendant l’époque Sengoku. Kazumasu est un général sous le commandement d’Oda Nobunaga et plus tard sous celui de Toyotomi Hideyoshi. Après la mort de Kazumasu, le clan perd de son importance.

La tenue de repos est portée par les membres du Clan en période de paix. (visible zone armes du Kamiza)

Publié par Eric Leonard

Juste moi avec tout mes défauts et qualités (si il y en a).

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